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Seconde Partie (1746)
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Reflexions critiques174des Sçavans qui entraînoient aussi leurportion du monde, lesquels soutenoienttoujours que la circulation du sang n'é-toit qu’une chimere. Dans l'Ecole deMédecine de l'Université de Paris, onsoutenoit encore des Theses contre lacirculation du sang en cette année-là.Enfin les Microscopes se sont perfectionnez, & l'on en a fait de si bons, quepar leurs secours on voit le sang cou-ler rapidement par les arteres vers lesextrêmitez du corps d'un poi$$on, & re-venir plus lentement vers le centre, parles veines, & cela aussi distinctementqu'on voit de Lyon le Rhône & la Sav-ne courir dans leurs lits. Personne n'o-seroit plus écrire aujourd'hui, ni sou-tenir une These contre la circulationdu sang. Il est vrai que tous ceux quisont persuadez maintenant de la circu-lation du sang, ne l'ont point vûë deleurs propres yeux ; mais ils sçavent quece n'est plus par des raisonnemens qu'onla prouve, & que c'est en la faisantvoir qu'on la démontre. Je le répete,les hommes ajoutent foi bien plus ser-mement à ceux qui leur disent, j'ai vuqu'à ceux qui leur disent, j'ai conclu.Or le dogme de la circulation du sangpar les lumieres qu'il a données sur la

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