sur la Poësie & sur la Peinture. 471d'eux n'étoit philosophe, même Philoso-phe Aristotelicien.On voit donc par ce que je viens d'ex-poser, que les connoissances que nousavons dans les sciences naturelles, &que les anciens n'avoient pas, que la vé-rité qui est dans les raisonnemens quenous fai$ons $ur plu$ieurs questions dePhysique, & qui n'étoit pas dans ceuxqu'ils faisoient sur les mêmes questions.sont dûës au hazard & à l'expériencefortuite. Les découvertes qui se sontfaites par ce moyen, ont été longtemsà germer, pour ainsi dire. Il a falluqu'une découverte en attendît une au-tre, pour produire tout le fruit qu'ellepouvoit donner. Une expérience n'é-toit pas assez concluante sans une autrequi n a été faite que longtems après lapremiere. Les dernieres inventions ontrépandu une lumiere merveilleuse surles connoissances qu'on avoit déja. Heu-reusement pour notre siécle il s'est ren-contré dans la maturité des tems, &quand le progrès des sciences naturel-les étoit le plus rapide. Les lumieres ré-sultantes des inventions précédentes,après avoir fait séparément une certaineprogression, commencerent de se com-biner il y a quatre-vingt ou cent ans.
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten