Réflexions critiques414tels, où deux troupes séparées joüoientalors la Comédie Françoise. Au boutdu mois cette ombre d'égalité disparut.& l'Hôtel de Guenegaud, où l'on repréfentoit la pièce de Pradon, devient dé-sert. On sçait les vers de Despréaux surle succès du Cid de Corneille.En vain contre le Cid un Ministre se ligue,Tout Paris pour Chimene a les yeux de Ro-drigue.J'ai allégué déja les Opera de Qui-nault, & je pense en avoir dit assez pourfaire convenir du moins intérieurementceux de nos Poëtes dramatiques dontles piéces n'ont pas réussi, que le publicne proscrit que les mauvais ouvrages. Sil'on peut leur appliquer le vers de Juve-nal: (a) Ne portons pas d'envie à unPoete qui vit du théâtre.Haud tamen invideas Vati quem pulpitacunt.C'est par d'autres raisons qui ne sont pasdu sujet que je traite ici.On pourroit objecter encore que lesGrecs & les Romains rendirent ſouventdans leurs théâtres des Sentences injustes, & qu'ils infirmerent dans la suiteMartial dit, que les Hommes Athéniens(4) Inv. Sat. 7.
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