Réflexions critiques392cres, & qui concluoit à placer l'Auteurdans la classe de Boyer & de Pradon.Mais la destinée de Racine a été la même que celle de Quinault. La prédic-tion de Monsieur Despréaux sur les Tra-gédies de Racine, s'est accomplie enson entier. La postérité équitable s'estsoulevée en leur faveur. Il en est demême des Peintres. Aucun d'eux neparviendroit que longtems après ſa morta la distinction qui lui est dûë, si sa des-tinée demeuroit toujours au pouvoir desautres Peintres. Heureusement ses Ri-vaux n'en sont les maîtres que pour untems. Le public tire peu à peu le pro-cès d'entre leurs mains, & l'examinantlui méme, il rend à chacun la justice quilui eſt dûë.Mais, dira-t'on, ſi ma Comédie tom-be opprimée des ſifflets d'une cabale en-nemie, comment le public, qui n'entendplus parler de cette piéce, pourra-t'il luirendre justice ? En premier lieu, je necrois pas que la cabale puisse faire tom-ber une bonne piéce, quoiqu'elle puissela $iffler. Le Grondeur fut $ifflé, mais ilne tomba point. En second lieu, cettepiéce s'imprime, & demeure ainsi sousles yeux du public. Un homme d'esprit,mais d'une profession trop séricuse pour
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