sur la Poësie & sur la Peinture. 387pect d'être contrefait, & l'on distinguefacilement si un caractere est tracé libre-ment, ou s'il est, ce qu'on appelle tâté.On ne connaît pas de même si descoup de pinceau sont étudiez, & l'onne démêle pas si aisément si le Copisten'a pas retouché & raccommodé sontrait pour le rendre plus semblable autrait naturel d'un autre Peintre. On estmaître, en peignant, de repasser à plu-sieurs fois sur son trait, afin de le rer-dre tel qu'on prétend le former : On enest autant le maître, que les anciens l'é-toient de réformer leur caractere, lors-qu'ils écrivoient $ur des tablettes de cire.Or les anciens étoient ſi bien perſuadezqu'on pouvoit contrefaire l'écriture tra-cée sur leurs tablettes, parce qu'on pou-voit en retoucher les caracteres, sansqu'il y parût, que les actes ne faisoientfoi chez eux, que moyennant l'apposi-tion du cachet de celui qu'ils engageoient.C'est au soin que prenoient les ancienspour avoir des sceaux singuliers, &qu'on ne pût contrefaire sans bien de lapeine, que nous devons apparemnientla perfection où fut porté de leur temsl'art de graver les pierres qui $ervoientde cachets. C'est le soin des anciens pouravoir des cachets qui ne pussent pointR ij
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten