sur la Poësie & sur la Peinture. 329bre de celles qu'un peu de méditationlui auroit fait expliquer, car on sçaitbien que celui des ouvrages de Mon-sieur Pascal que je cite, est composé d'i-dées qui lui étoient venuës dans l'es-prit, & qu'il avoit jettées sur le papier.plutôt pour les examiner que pour lespublier. Elles furent imprimées aprèssa mort dans l'état où il les avoit laissées.Lorsqu'il s'agit du mérite d'un ouvragefait pour nous toucher, ce ne sont pas lesregles qui sont la montre, c'est l'impres-sion que l'ouvrage fait sur nous. Plus no-tre sentiment est délicat, ou si l'on veut,plus nous avons d'esprit, plus la montreeſt juſte.Monsieur Despréaux se fonde sur cet-te raison pour avancer que la plûpartdes Critiques de profession, qui sup-pléent par la connoissance des regles àla finesse du sentiment qui l'enr manquebien souvent, ne jugent pas aussi sai-nement du mérite des ouvrages ex-cellens, que les esprits du premier or-dre en jugent, sans avoir étudié les re-gles autant que les premiers. Permettez-moi de vous dire, il s'adresse à MonsieurPerrault, qu'aujourd'hui même ce ne ſontpas, comme vous vous le figurez, lesSchrevelius, les Peraredus, les Mena-
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten