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Seconde Partie (1746)
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302
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Reflexions critiques302à Madrid que les étez ordinaires. Unhyver très-doux à Paris, supposeroit qu'ilferoit encore plus doux à Madrid queles hyvers ordinaires. C'est ce qui n'estpoint. L'hyver de 1699. à 1700. futtrès-doux à Paris & très-rude à Madrid.Il gela quinze jours de suite à Madrid,& il ne gela pas deux jours de suite à Pa-ris. L'été de 1714. fut assez sec & très-chaud à Paris. Il fut très-pluvieux & afsez froid en Lombardie. Le jour du sol-stice d'été est quelquefois plus froid quele jour des équinoxes. La variation de latempérature des années est telle qu'onne sçauroit l'attribuer au Soleil. Il fautl'imputer à une cause particuliere à cha-que pays, c'est-à-dire, à la différencequi survient dans les émanations de laterre. C'est elle qui rend encore certai-nes années plus sujetes aux maladies qued'autres.Ipsa saepe coortaDe terra surgunt. (a)Il est des maladies épidémiques quisortent de la terre insensiblement, maisil en est qu'on en voit sortir, pour ainsidire. Telles sont les maladies qui sur-viennent dans les lieux l'on a fait degrands remuemens de terre, & qui(a) Lucret. l. 6.

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