282 Réflexions critiquesde la campagne de Rome tuë alors aussipromptement que le fer, l'étranger quiose s'exposer à son activité durant lesommeil. L'air y est toujours pernicieux.de quelque côté que le vent souffle, cequi met en évidence que la terre est lacause de l'altération de l'air. Cette in-fection prouve donc qu'il est survenudans la terre un changement con$idérable, soit qu'il vienne de ce que la terren'est plus cultivée comme du tems desCésars, soit qu'on veuille l'attribueraux marais d'Ostie & à ceux de l'Ofan-té, (a) qui ne sont plus desséchez com-me autrefois, soit enfin que cette alté-ration procede des mines d'alun, desouffre & d'arsenic, qui depuis quelquessiécles, auront achevé de se former sousla superficie de la terre, & qui présente-ment envoyent dans l'air, principale-ment durant l'été, des exhalaisons plusmalignes que celles qui s'en échappoient,lorsqu'elles n'avoient pas encore atteintle degré de maturité où elles sont par-venues aujourd'hui. On voit fréquemment dans la campagne de Rome unphénoméne qui doit obliger de penserque l'altération de l'air y vient d'unecause nouvelle, c'est-a-dire, des mines(a) Pomptinæ Paludes.
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a la lui.