sur la Poësie & sur la Peinture. 241point-là, n'empêcheroit pas que les faitsne fussent véritables, & qu'ils ne prou-vassent toujours que les causes moralesne décident pas seules de la destinée deilettres & des arts. L'esset n'en seroit pasmoins certain, parce qu'on en auroit malexpliqué la cause.L'air que nous respirons, communi-que au sang dans notre poulmon les qua-litez dont il est empreint. L'air déposeencore sur la surface de la terre la ma-tiere qui contribuë le plus à sa fécondi-té, & le soin qu'on prend de la remuer& de la labourer, vient de ce qu'on areconnu que la terre en étoit plus fécon-de, quand un plus grand nombre de sesparties avoit eu lieu de s'imbiber decette matiere aërienne. Les hommesmangent une partie des fruits que laterre produit, & ils abandonnent l'au-tre aux animaux, dont ils convertissentensuite la chair en leur propre substan-ce. Les qualitez de l'air se communi-quent encore aux eaux des sources &des rivieres par le moyen des neiges &des pluies qui se chargent toujours d'u-ne partie des corpuscules suspendus dansl'air.Or l'air qui doit avoir un ſi grandpouvoir sur notre machine, est un corpsTome II.
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