Reflexions critiques218tous les goûts des Grecs. (a) Ibi primùminsuevit exercitus Populi Romani amarepotare, signaque, tabulas pictas, vasa coe-lata mirari, ea privatim ac publicè rapere,delubra ſpoliare, ſacra profanique omniapolluere.Dès le tems de la République il yeut plus d'un Verrés, plus d'un Romainavoit exercé des droits de conquête surdes Provinces obéïssantes. Qu'on voiedans la quatriéme Oraiſon de Ciceroncontre ce brigand, la deſcription de cesexcès. La licence, loin de finir à Romeavec le gouvernement Républiquain,devint un brigandage effrené sous plu-sieurs Empereurs. On sçait avec com-bien d'impudence Caligula pilla les provinces. Neron envoïa Carinas & Acra-tus, deux connoisseurs, dans la Grece &dans l'Asie, exprès pour y enlever lesbeaux morceaux de Sculpture qui pou-voient y être reſtez, & dont il vouloit or-ner ses nouveaux bâtimens. On ôtoitdonc aux pauvres Grecs, comme le ditJuvenal, jusqu’à leurs Penates. On neleur laiſſoit pas les moindres petits Dieuxqui valussent quelque chose.Ipſi deinde lares, ſi quod ſpectabile ſignum,Si quis in edicula Deus unicus. (a)(a) Sallust, de Bell, Catilin. (b) Juv. Ssat. 3.
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