208Reflexions critiquesbares commencerent d'avoir quelquesétablissemens permanens sur les terresde l'Empire, & que les Tyrans se can-tonnerent dans les Provinces. Ces Gou-verneurs qui s'y rendirent Souverains.pouvoient bien donner lieu à la dévas-tation de quelques pays par les guerresqu'ils faisoient les uns aux autres dansdes Provinces qui n'étoient pas gardéesl'une contre l'autre par des frontieresfortifiées, parce qu'elles avoient appar-tenu longtems au même maître, maisces dévastations n'étoient pas capablesde faire tomber les lettres & les artsdans la décadence où ils tomberent. Lacapitale de l'Etat fut toujours dans unEtat contigu, le séjour des arts. Ain-si tous les bons ouvriers de l'EmpireRomain devoient se rassembler à Ro-me. Il n'y a donc que les dévastationsde la ville de Rome qu'on puisse allé-guer comme une des causes de l'anéan-tissement des arts & des lettres. Orla ville de Rome jusqu'à sa prise parAlaric, événement qui n'arriva que qua-tre cens cinquante ans après la mort deCésar, fut toujours la capitale d'ungrand Empire, où l'on élevoit chaquejour des bâtimens superbes. Les tumul-tes des cohortes Prétoriennes n'ont pas
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