sur la Poësie & sur la Peinture. 189encore plus souvent. On vit plusieursfois des clochers de Venise, les arméesennemies, & Florence fut presque tou-jours en guerre, ou contre les Médicisqui la vouloient assujettir, ou contreles Pisans qu'elle vouloit remettre sousle joug. Rome vit plus d'une fois destroupes ennemies ou suspectes dans sesmurailles, & cette Capitale des beauxarts, fut saccagée par les armes de l'Em-pereur Charles-Quint, avec autant debarbarie que le ſeroit une ville priſe d'aſ-saut par les Turcs. Ce fut précisémentdurant ces trente-quatre années que lesLettres & les Arts firent en Italie cesprogrès qui semblent encore prodigieuxaujourd'hui.Depuis la derniere révolution de l'Etat de Florence jusqu'à la fin du $eizié-me siécle, le repos de l'Italie ne fut in-terrompu que par des guerres de fron-tiere ou de courte durée. Aucune de sesgrandes villes ne fut saccagée, & iln'arriva plus de révolutions violentesdans les cinq Etats principaux qui lapartagent presque entr'eux. Les Alle-mands ni les François n'y firent plusd'invasion, si l'on en excepte l'expédi-tion du Duc de Guise à Naples sousPaul IV. laquelle fut plutôt une cour-
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