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Seconde Partie (1746)
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164Réflexions critiquescomti & les Sforces avoient été les bien-faiteurs des beaux Arts à Milan. Personne ne parut alors, dont les ouvrages puis-ſent tenir un rang parmi ceux qui ſe ſontfaits dans la suite, & lorsque les sciences & les arts eurent été, pour ainsi di-re, renouvellez. Il semble que les grandshommes en tout mérite, & qui, selonle ſentiment ordinaire, auroient dû êtredistribuez dans plusieurs siécles, atten-dissent le Pontificat de Jules II. pourparoître.Tournons les yeux présentement surce qui s'est passé en France, par rapportà la Poësie comme à la Peinture. Lescauses morales ont-elles attendu, pourfavoriser la Poësie & la Peinture, que leSueur, le Brun, Corneille, la Fontai-ne & Racine se produisissent? Peut-ondire qu'on ait vu les effets suivre sipromptement l'action des causes mora-les dans notre patrie, qu'il faille attri-buer à ces causes les succès surprenansdes grands Artisans. Avant François I.nous avons eu des Rois libéraux enverstous les gens de mérite, ſans que leurslargesses ayent procuré à leurs regnes.l'honneur d'avoir produit un Peintre ouun Poëte François, dont les ouvragesfussent mis en paralelle par la postérité