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sur la Poësie & sur la Peinture. 143l'attachement de tous les Artisans & detous les gens de lettres qui pouvoient,les immortaliser, en s'immortalisant eux-mêmes. François I. Charles-Quint &Henri VIII. devinrent rivaux de répu-tation, & ils favoriserent à l'envi lesLettres & les Sciences. Les Lettres &les Arts firent donc des progrès merveil-leux. La Peinture se perfectionna danspeu d'années. Cum expeteretur à Regibuspopulisque, illos nobilitante quos dignataesset posteris tradere. (a)Le regne du feu Roi fut un temsde prosperité pour les Arts & pour lesLettres. Dès que ce Prince eut commen-cé de regner par lui-même, il fit des éta-blissemens les plus favorables aux per-sonnes de génie, qui jamais ayent été faitspar aucun Souverain. Le Ministre qu'ilemploya pour ces détails, étoit capablede le servir. La protection de M. Col-bert ne fut jamais le prix d'une assiduitéservile à lui faire la cour, ni d'un dé-vouëment feint ou véritable pour sesvolontez. Il n'avoit d'autre volonté, quede faire servir son Prince par les person-nes les plus capables. Seul auteur de sesdécisions & maître de sa faveur, il alloitchercher ceux qui avoient cette capaci-(4) Plin. lib. 35.