“leurs concierleur temui doure
sur la Poësie & sur la Peinture. 131auroit pris son essort au commence-ment des trente cinq années de guerrequi désolerent la France jusqu'à la Paixde Vervins, (a) eût eu les mêmes occa-sions de se perfectionner, qu'il eût reçules mêmes encouragemens qu'il auroit re-çus, s'il eût pris son effort en mil sixcens soixante.Les compatriotes des grands Arti-sans, peuvent-ils donner aux beaux Artscette attention qui les encourage avectant de succès, s'ils ne vivent pas dansun tems où il soit permis aux hommesd'être plus attentifs à leurs plaisirs qu'àleurs besoins. Or cette attention gené-rale aux plaisirs, suppose une suite deplusieurs années exemptes des inquié-tudes & des craintes qu'amenent lesguerres, du moins celles qui peuventfaire perdre aux particuliers leur état,parce qu'elles mettent en danger la con-stitution de la société, dont nous som-mes des membres. Le goût pour lesbeaux arts, ne vint pas aux Romains,tandis qu'ils faisoient dans leur proprepays une guerre, dont tous les événe-mens pouvoient être mortels à la Répu-blique : puisque l'ennemi pouvoit, s'ilagnoit une bataille, venir camper sur(4) Es rgs.F 2