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Seconde Partie (1746)
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105
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sur la Poësie & sur la Peinture. 105quand on na pas étudié la vertu desSimples. Il n'y a que les Médecins quiordonnent la saignée aux malades. Cen'est même qu'après un apprentissagequ'on exerce les plus vils métiers, maistout le monde capable ou non, veut fai-re des vers.Navem agere ignarus navis timet, AbrotonumægroNon audet, nisi qui didicit, dare; quod Medi-corum estPromittuit Medici; tractant fabrilia fabri,Scribimus indocti doctique Poemata. (a)Les Verſificateurs les plus ineptes, ſontmême ceux qui composent le plus cou-ramment. De- naissent tant d'ouvra-ges ennuieux, qui font prendre en mau-viennevaise part le nom de Poëte, & qui em-pêchent que personne veuille s'honorerd'un si beau titre.Il me souvient de ce que dit MonsieurDespréaux à M. Racine, concernantla facilité de faire des vers. Ce derniervenoit de donner sa Tragédie d'Ale-xandre, lorsqu'il se lia d'amitié avecJernail. Or : l'Auteur de l'Art poëtique. Racine luidit, en parlant de son travail, qu'il trou-er des evoit une facilité surprenante à faire ses(a) Horat. Ep. prim. l. 2.E

Ur en reve.leculi