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Seconde Partie (1746)
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103
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ille Eumaoleva.à am

le seu

sur la Poesie & sur la Peinture. 102qu'il m'en souvient, qui dès sa jeunesseait vivre dans l'abondance. Tout lemonde sera de mon avis, quand j'avan-cerai que Moliere n'auroit jamais pris lapeine nécessaire pour se rendre capablede produire les Femmes sçavantes, nicelle de composer cette Comédieaprès s'être rendu capable de la fai-re, s'il se fût trouvé un homme de con-dition, en possession de cent mille livresde rente, dès l'âge de vingt ans. Je croisrencontrer quelle est la situation l'onpeut souhaiter que soit un jeune Poëte,dans un bon mot de notre Roi CharlesIX. Il faut, disoit ce Prince, en se ser-vant de la langue Latine, dont le beluſage permettoit alors aux perſonnes po-lies, de mêler quelques mots dans laconversation : Que les chevaux & lesPoëtes soient bien nourris, mais nonpas engrai$$ez. Equi & Poëtæ alendi ſunt,non ſaginandi. On doit pardonner lacomparaiſon à la paſſion démeſurée desSeigneurs de ce tems- pour leurs écu-ries : la mode l'autoriſoit. L'envie d'aug-menter sa fortune, excite un Poete quise trouve dans cette situation, sans quele besoin lui rabaisse l'esprit, ni l'obli-ge à courir après un vil salaire, com-me ont fait les ouvriers mercenaires deE iiij