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Seconde Partie (1746)
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70
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Reflexions critiques70nombre desquels on voit bien que je necomprends pas ici les Peintres de l'Ecoled'Anvers, ont bien connu la valeur descouleurs locales, mais ils n'en ont passçu tirer le même avantage que les Pein-tres de l'Ecole Vénitienne. Le talentde colorier, comme l'a fait le Titien,demande de l'invention, & il dépendplus d'une imagination fertile en expé-dients pour le mêlange des couleurs,que d'une persévérance opiniâtre à re-faire dix fois la même chose.On peut mettre en quelque façon Te-niers au nombre des Peintres dont jeparle, quoiqu'il fût en Brabant.parce que son génie l'a déterminé à tra-vailler plutôt dans le goût des PeintresHollandois que dans le goût de Rubens& de Vandick ses compatriotes, & mê-me ses contemporains. Aucun Peintren a mieux réussi que Teniers dans les su-jets bas : son pinceau étoit excellent. Ilentendoit très-bien le clair-obscur, & ila ſurpaſſé dans la couleur locale ſes con-currens. Mais Teniers, lorsqu'il a vou-lu peindre l'histoire, est demeuré au-dessous du médiocre. On reconnoît d'a-bord les pastiches qu'il a faits en très-grand nombre, à la bassesse comme à lastupidité des airs de tête des principaux

(Pes)