la fartroduiſ.dais saml'HistoirevocatieronliéclesmFran
sur la Poësie & sur la Peinture. 29Corneille portoit la robe d'Avocat,quand il fit ses premieres piéces. Qui-nault travailloit chez un Avocat au Con-seil, quand il se jetta entre les bras dela Poësie. Ce fut sur des papiers à de-mi barbouillez du grifonnage de la chi-cane qu'il fit les brouillons de ses pre-mieres Comédies. Racine portoit enco-re l'habit de la plus sérieuse des profes-sions, quand il composa ses trois pre-mieres Tragédies. Le lecteur croira mê-me sans peine que les Solitaires qui éle-verent l'enfance de Racine, & qui in-struisirent sa jeunesse, ne l'avoient jamaisexcité à travailler pour le théâtre. Aucontraire ils n'obmirent rien pour étein-dre en lui l'ardeur de rimer. M. le Maî-tre, auprès duquel il étoit particuliére-ment attaché, lui cachoit les livres dePoësie Françoise, dès qu'il se fût ap-perçu de son inclination, avec autantde soin, que le pere de M. Pascal enavoit pour dérober à son fils la connois-sance de tout ce qui peut faire penser àla Géométrie. La Fontaine revêtu d'u-ne charge dans les Eaux & Forestsétoit destiné par son emploi à faire plan-ter & couper des arbres, & non point àles faire parler. Si M. l'Huillier, le pe-re de Chapelle, eût été le maître desBiij