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Seconde Partie (1746)
Entstehung
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Réflexions critiques14servent aux fonctions de l'imagination.En effet l'extrême lassitude et l'épuise-ment, qui suivent une longue conten-tion d'esprit, rendent sensible que lestravaux d'imagination font une grandedissipation des forces du corps. J'ai supposé que le sang de celui qui composes'échauffât ; car les Peintres & les Poë-tes ne peuvent inventer de sang froid :on sçait bien qu'ils entrent en une es-péce d'enthousiasme, lorsqu'ils produi-sent leurs idées. Aristote parle mêmed'un Poëte qui ne composoit jamaismieux, que lorsque sa fureur poëtiquealloit jusques à la frénésie. Le Tassen'enfantoit ces peintures admirables,qu'il nous a faites d'Armide & de Clo-rinde, qu'au prix de la disposition qu'ilavoit à une démence véritable, dans la-quelle il tomba avant la fin de sa vie.Apollon a son yvreſſe, ainſi que Bacchus.Croyez-vous, dit Cicéron (a) que Pa-cuvius composât de sang froid? Cela nepeut être. Il faut être inspiré d'une es-péce de fureur, pour faire de beauxvers. Pacuvium putatis in scribendo lenianimo ac remisso fuisse? Fieri nullo modopotuit; saepe enim audivi Poetam bonumneminem, sine inflammatione animorum(a) De Orat. lib. 1.