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Chevalier Van der Werff un revenu annnel de vingtmille Florins, lui donna en outre une pareille som-me d'argent pour chaque petit tableau , et le doublepour un grand. Si le Correge, le Dominicain etSchimone avoient eu pour proiecieur un prince aussi-liberal, quelle Foule de cliefs - d'oeuvre naurions-nous pas de ces grands maitres!
Le batiment destine ä recevoir ces rares pro»ductions Fut conmience l'an 1710. Si la distributiondes apparteinens avoit ete uiieux entendue, les tableauxauroient paru sous un jour beaucoup plus avantä-geux. Ils etoient au noiubre de trois cent cinquante-buit, et distribues en cinq salles.
La' premiere salle s'appelloit la salle flamande,parcrqu'elle ne renl'ennoit, pour ainsi dire , que destableaux de cette ecole que les uns 011L trop pröneeet Jes autres trop depreciee. En general, on peutdire que la patrie d'un artiste exerce une certaineinFluence sur ses ouvrages. II en est de meine desforuies du corps. Elles dependent en grande partiede la temperature du cliiuat, des moeurs et de lauianiere de vivre. D'apres ces principes , il est irircontestable que les beaux - arts n'ont pu etre porlesdans les Pays - bas au point de perl'ection oü ils sesont eleves sous le beau ciel de la Grece et dePiouie. Si la beaute des Foruies n'est pas le princi-pal merite des peintres IJamands, ils brillent d'autant