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ces ciouze mille individus vivent en grande partie dek contn bände qu'ils fönt publiquement, et sans te-moigner la moinclre inquietude sur le chätiment re-serve ä leurs menees frauduleuses. II se passe sou-vent entre les dounniers et la vile engeance de cesrobustes fripons, des scenes sanglantes qui se terrni-nent par la mort de quelques combattans. Une teileinasse d'hommes, opprobre de leur espece, ne pos-sedant rien en propre, vegetant dans une villecoimuercante , peu peuplee, mais tres - frequentee parles negoeians eLrangers, fait peu de cas de la pro-priete des autres. Degrades par Thabitude de men-dier, par une vie faineante, ils ne craignent pointde recourir aux expediens les plus abjects, les plushonte.ux pour atteindre leur but. Des hoinmes sicorrompus peuvent tot ou tard faire eclorre les eve-nemens les plus desastreux pour la ville qui les nour-rit dans son sein. Mais il est permis de croire quele gouvernement dont Toeil vigilant poursuit le crimejusques dans ses plus soiubres repaires, saura em-ployer les mesures propres ä deraciner ce mal, etä rendre utile ä la societe cette classe d'tkres de-praves.
Cologne a quelques belies rues et deux a troisgrandes places plantees d'arbres; mais les rues adja-centes sont si tristes, si etroites , que les premieresperdent par-lä le peu d^grements quYlles possedent.