--------------- 47
de battre, et de Pautre saisit son bras que le froidde la mort a glace. Piüs se tournant vers Roland:,chevalier, lui dit eile, mon pere ne vit plus; mais,je suis bien eloignee, de te regarder comme cri-,minel. Cependant, il faut nous separer. S 1 il res-,toit cncore ä mon pere un soufile de vie, il te,pardonneroit sa mort, j'en suis bien sure, que,dis je? il te la pardonne maintenant, dans le nou-,veau sejour que la Providence lui a assigne. Tes,intentions etoient pures: tu venois pour le sauver.,0 nuit funeste ! toi seule es coupable de la mort,du meilleur des peres. Mais que vois je? ta inain,fume encore du sang que tu viens de verser! puis-,je la serrer dans la mienne ? Non, Non, eher R.o-,land, nous ne pouvons vivre unis. Le deuil et la,tristesse vont filer des jours aux quels notre union,promettoit tant de douceurs. Teile est la volonte,du ciel. Quoi qu'il en coute ä nos coeurs, nous,devons nous y soumettre. Apres avoir donne ä la,sepulture de mon pere tous les soins qu'elle exige,de moi, jHrai cacher nies chagrins dans la retraite:,je veux finir mes jours dans le inonastere qui est,dans Fisle voisine. Te sens tu, eher Ptoland, as-,sez de courage, assez de fermete, pour consentir,ä nous separer? "
La tendresse et Fenergie de ces sentimens sub-limes, n'eehapperent point au sensible Roland. Je