oo
courte, mais f'ervente priere, demandent au ciel unheureux voyage.
Alors le pilote dormo un signal avec son clia-peau. Ce signal est repete par des rameurs, placesä certaines distances; en agitant un bäton_ qu'ilstiennent ä la main , ils forment une espece de lignetelegrapliique.
Cependant l'art de diriger une Eotte est un ta-lent que possedent peu de bateliers. Ily a qua-rante ans, que c'etoit encore un mystere dans le-quel il n 1 y avoit d'initie qu'un seul habitant de Piu-desheim avec ses fils. Les frequentes courbures duBiiin, la pente de son lit parseme de nombreux ro-clicrs, ses tournans, ses cMtes, sont tout autantd'entraves qui s^pposent ä la manoeuvre de cetenorme train de bois, et la rendent souvent pei'il-leuse. '
Comnie une flotte prend beaucoup plus d'enu,et se nieut avec bien plus de viLesse qu'un bati-ment ordinaire, il arrive, lorsqu 1 elle veut aborder,que, rnalgre le grand nouibre d'ancres employees äFarreter, la force du courant Tentraine, et la faitderivcr pendant quelque temps , jusqu'i ce qu'enfinsa partie anterieure etant poussee vers le rivage, eiley reste fixee. Durant cette derive, on voit les plusforts cables se briser, les geuoux sauter en eclats.et meine des portions de rochers s'ebranler.