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Voyage pittoresque sur le Rhin depuis Mayence jusqu'à Dusseldorf
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la teinte nolratre de ces tristes elevations; tandisque les forets , que la main de la nature a planteessur la cime des montagnes voisines, prolongent leurombre epaisse dans la vailee. L'on y trouve quel-ques moulins de pierres de Trafs, quelques cliau-miures dont les paisibles habitans tirent leur subsi-stance de l'cüiploi des productions volcaniques dis-seminees sur le sol qu'ils habitent.

En tournant sur la droito, on rencontre un sen-tier tout couvert de pierres -ponces: il conduit äune vieille eglise nommee Tempellior". On pretendqu'au douzieine siecle, il existoit dans son voisinageun couvent de Templiers. Des que j'eus inis le pieddans la nef de cet antique et venerable edifice, jenie sentis proFondeinent einu; je crus voir errer au-lour de moi les ombres de ces vaillans Chevaliersqui acc6rdoient une hospilalite si genereuse aux pe-lerins qui les visitoient, qui prodiguoient aux mala-des qui reclamoient leurs secours, des soins aussicompatissans que des interesses , qui versoient gene-reusement leur sang, quand le devoir et riiormeurles appeloient au champ de la gloire. La posteritea venge leur memoire de Topprobre. dont on avoitvoulu les rletrir. Les grandes ricliesses de Pordrc,et peut-etre Forgueil de quelques uns de ses lneni-bres ont ete le lnotif de la destruction du corpsentier. L'avarice et la vengeance eurem plus de