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nite d'isles aussi variees par leurs fornies, que parleur grandeur; s'etendre ensuite cn un long canalou s'arrondir en lac. Le voyageur ravi parcourt unhorizon de plus de 5o lieues. Ici ce sont des massespierreuses d'une hauteur gigantesque qui le fixent;lä ce sont des vallees delicieuses que la natureseinble avoir pris plaisir ä decorer. Mille paysagesgracieux paroissent se disputer le droit de captiverses regards. Cest un tout enchanteur. Tantot onse plait ä le considerer en masse; tantot on est im-patient d'en distinguer cliaque partie.
Derriere. le chateau s^leve une foret dont lesarbres antiques forment sept allees. Cest un spe-ctacle ravissant pour Foeil qui erre sous ces dömesde verdure, de decouvrir ä Textremlte d'une deces pereees un vallon romantique ceintre par desinontagnes que tapisse la plus fraiclie verdure. Ondiroit que la nature ait voulu en interdire l'entreeä riioinme. La, il y voit quelques uiodestcs caba-nes, asyle du bonheur. Un ruisseau limpide serpentedans cette solitude, oü Ton nV.ntend d'autre bruitque le murmure de son onde. II n'appartient qu'auxcrayons de Gefsner de dessiner un aussi joli local.En conteinplant ces paisibles retraites, on est tented'aller s'y fixer et d'y vivre pour soi - meine, ignoredu roste des liuinains.