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opiniätre. Les troupes etoient rangees autour dufort Marceau, et en arriere, des canons de groscalibre etoient disposes en cercle. On ne voyoitpartout que des groupes de personnes qu'attiroit lacuriosite, ou un tendre inter£t: des cavaliers, lesabre nud, la tristesse peinte sur le front, bordoientles rues par lesquelles le convoi devoit passer. Uncpartie de la garnison d\Ehrenbreitstein etoit en pa-rade dans le Thal, tandis que Pautre etoit rangeeen bataille sur le glacis. La pompe lugubre s'avancadans Pordre suivant: des escadrons de cavalerieouvroient la marclie , ensuite, venoient des pelotonsde grenadiers: quatre heraults d'armes portant desdrapeaux couverts d'un cr£pe noir precedoient labiere revetue d'un drap de trois couleurs, sur le-quel on avoit place en sautoir des branclies de lau-rier et le bäton de cominandant: des jeunes-gensaccompagnoient le cliar funebre tenant des eten-dards Romains avec des inscriptions analogues auxprincipales actions de la vie militaire du jeune gene-rali et il etoit suivi par l'Etat-Major, par la Gene-ralite de Tarniee et par une foule d'officiers tous endeuil. Pendant que le cortege defiloit, les tambourssembloient prend.-j part ä la tristesse commune parles sous lugubres qn 1 ils rendoient. Lorsque . le sar-cophage l'ut arrive ä sa desLination, le fort Marceai!fit une salve generale de son artillerie; les cha-