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ä fournir ä leur subsislance. Les impots n 1 etoientrien moins qu'onereux, et les riches productions dusol fertile qu'il cultivoit, trouvoient partout desdebouches aussi faciles qu'assures. Les villcs reu-nissoient tous les genres d'etablissements propres äcultiver les dons du genie, et les souverains quiregnoient dans ce pays fortune, rassembloient ä leurcour tous les hommes ä talent. Mayence possedoitun J. Muller, un Forster, un Soemmering, un Rlii-gini, un Sterkel et bien d'autres savans qui n'etoientgueres inferieurs ä ceux que Ton vient de nommer.
La noblesse en general dans le Rhingau s'in-teressoit aussi aux progres des artistes. Elle les fai-soit voyager ä ses fraix, erigeoit des bibliotheques,rassembloit tous les objets d'arts et hätoit de cettemaniere le developpement du genie et formoit legoüt. Elle bannissoit de son sein cette froide eti-quette qui ne peut contribuer ä rendre la societe niplus interessante, ni plus agreable.
Si Ton ajoute ä toutes ces causes qui ont uneinfluence si marquee sur Tesprit et sur le caractered\m peuple, l'aspect continuel d'une nature aussidiversifiee que riche et feconde, la bonte du climat,le commerce frequent avec les etrangers qui vien-nent visiter cette belle contree, Ton n'aura pas depeine ä se faire une idee du genie et des moeursde Thabitant du Rhingau. Ce peuple est d'un naturel