solitude y devient plus profonde, et le champ dela meditation plus majestueux. Les rochers s'avan-cent jusqu'aux bords de la riviere parsemes de blocsd'une grosseur inonstrueuse qui en ont ete de-taches. Des pecheurs habitent ce lieu sauvage.L'ornbre hospitaliere de quelques arbres protegeleurs paisibles cabanes contre lcs feux du soleil.Vous les voyez voguer dans de freies nacelles quifout toutes leurs richesses, jetter leurs filets ettendre uiille pieges aux hötes du fleuve, tandis queleurs Füs places sur la pointe d'un rocher attendentpatiemment, la ligne ä la raain, que quelque pois-son imprudent vienhe se prendre a Fauiorce trom-peuse. Une jeune epöuse assise ä la porte de sachaumiere tient son fils, premier fruit de sa ten-dresse, suspcndu ä son cou: eile Iui prodigue lesplus doux baisers, puis Feleve pour le montrer äson epoux, dont le retour va lui apprendre si lapöche aura fourni ä leur subsistance. Les pecheriesde saumon etablies dans cet endroit sur les deuxbords du fleuve sont souvent d'un grand rapport.
C'est cette agreste retraite que le pieux anacho-rete Goar avoit choisie pour sa demeure. II y par-tageoit son teinps entre les exercices de la piete etTinstruction de pecheurs grossiers et ignorans. IIme seinble voir ce vieillard venerable sur la rivedu fleuve, au milieu d'un groupe de petits enfans,