C A U B.
Vuand je visitai pour la preiniere fois les bords duRhin, la nouveaute des scenes imposantes qn'offrela nature en cette charmante contree, fit sur moncoeur la plus vive Sensation: je les revois aujour-d'hui pour la troisieine fois, et les Souvenirs, qu'ilsrappellent ä mon esprit, donnent un nouveau degred'interet aux objets qu'ils presentent a ma vue. —Le temps passe, tel que fombre d'un tendre aini,qui n'est plus, paroit voltiger autour de moi, et aupresent vient se joindre une agreable, uiais peniblereininiscence. L'oeil se plait ä retablir les traits quimanquent au tableau que trace Timagination, inaisil est fache de decouvrir des changemens indica-teurs d'une triste et fatale catastrophe.
Celui qui parcourant une galerie de tableauxchoisis ne fait que jetter un coup-d'oeil superficielsur los peinturcs exposees ä ses regards, n'eprouve