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Voyage pittoresque sur le Rhin depuis Mayence jusqu'à Dusseldorf
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Sans uvarreter ä la description de Heidelberg etdu fameux foudre que Ton voit dans les caves ducliateau, je passerai ä celle du Woll'sbrunnen, (fon-taine du loup) et du Melibogus.

En sortant de Meidelberg, si l'on cotoye le Neckerpendant quelque tenips, la vallee se retrecit, et lesrives de la riviere deviennent plus escarpees. Non-loin du chcinin, Fon trouve une petite place oinbra-gee de liauts arbres et de buissons, qui se repetentdans le crystal d'un vivier qui fo Limit d'excellentestruites. (Test le Woll'sbrunn. Je-ni'y reposai quel-ques instans, puis je continuai ina roule par la Berg-strafse sur Heppenheim.

Si un fleuve aussi majestueux que le Rhin baig-noit le'pied des montagnes de la Bergstrafse, cettebelle contree pourroit rivaliser en agreinens avecle Pdiingau. Des catnpagnes d'une fertilite eton-nante, couveries d'ainandiers et de touies sortesd'arbres fruitiers, de modestes c6teaux quj t'talentaux yeux toutes les richesses du Fils de Semele, etsurmontes de süperbes for^ts, Font de la Bergstrafseune des regions les plus f'avorisees de la riature;Lorsque Joseph II. y passa en se rendant aux Pays-Bas, quelqu'un lui demanda s'il ne vouloit pas voirle jardin de Schwetzingen? ,,Je m'y suis promenetoute la journee,,, repondit le monarque enclmntede la beaute du pays qu'il parcouroit.