Tel le lieros qu'assaille une troupe d'ennemis:son oeil etincelle, son front se ride, sa poitrines'enfle, son bras nervcux saisit le fer, il se preci-pite, il trappe, ses adversaires tombent sous sescoups ou clierchent leur salut dans la fuite. II estvictorieux, son courroux se calme , et dans les brasd'unc epouse adoree et d'enfans qui le cherissent,il jouit paisiblement du fruit des ses victoires.
Le Rhin forme encore plus loin d'autres casca-des, qui, toutes , offrent de grandes beautes, maisne peuvent soutenir le parallele avec la cliüte doSchaf'fouse.
(Test en vain que la nature pres de Zurzach, deLauffenbourg et de Rheinfeld pretend arreter le Rhindans sa course trioinphante : eile a beau vouloir luiopposer des digues et des murs de rocliers. Ha-bitues ä vaincre, ses flots franchissent rapidementtout ce qui obstrue leur passage. La Thur, laTafs, la Rhdufs, la Liminat et l'Aar se hätent dequitter les hautes regions de la Suisse pour appor-ter ä leur frere le tribut de leurs eaux. Arriveä Beile, le Rliin quitte THelveLie, et trace ensuite,entre les einpires de France et d'Allemagne, uneligne de demarcation qui se prolonge jusqu'en Hol-lande.
Le Rhin, depuis Bäle jusquVi Spire, est aussitranquille que majestueux. Ce beau fleuve se pro-
Voy. pitt. sut lc Rh. i. Cah. ' 5