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L'hiver, le spectacle , les bals, les concerts, lesasseinblees, les courses brillantes de traineaux cliar-uioient leurs loisirs. Leur theatre, autrefois un desplus f'aineux de TAllemagne, coraptoit parmi sesacteurs Koch , Porsch , Stegmann, Christ, Mendeet Eunike. Leur opera n'etoit pas moins bien com-pose: le maitre de cliapelle Rhigini, le directeurdes concerts Kreiser et Steekel sont connus par labeaute de leurs compositions.
A peine le printems avoit - il couvert la terred'un reseau de verdure , que les Mayencais, ricliesou pauvres , artisans ou nobles , se repandoient clansles champs. La Favorite O, la grande allee, qui dansTespace de plus d'une deini-lieue cotoyoit le Rhin,etoient les deux promenades les plus frequenlees.
Des que les preinieres chaleurs de Tete se fai-soient sentir, la noblesse alloit respirer un air plus
i) La Favorite, dont il ne reste plus de vestiges, etoit unemaison de plaisance Electorale, hors de la p<irte Neuve. Dansla partie du jardin qui avoisine le Rhin, regnoit la triste et frnidemonotonie que 1'on observe dans les parterres du i6ieme siecle.On y trouvoit de gvandes allees bien symmetriqucs, un labyrinthe,des statues, des pieces d'eau etc. Mais la partie Superieure, quirenfermoit dans son enceinte les vi^noblcs des chartreux et l'Alban-Sehanz, formoit un jardin anglois que la main du goüt sembloitavoir lui - memo dessine. On y jouissoit des plus beaux pointsde vuc.