villages, des boccages, des vignobles bordent les rivesdu f'leuve, et ibrment le cadre. de ce magique ta-bleau.
Le soleil se couchant avec majeste derriere Ma-yence relevoit encore la beaute de cette scene. Lesouibres noiratres, qui enveloppoient cette ville, con-trastoient singulierement avec les cimes dorees desmontagnes voisines. Le chateau de Biberich plongedans des flots de lumiere refl^chissoit les derniersrayons de Tastre du jour.
Cependant le crepuscule s'avancait. Le bruitconfus de personnes qui alloient et venoient sur lesbords du i'leuve, le roulis des voitures , le cliquetisdes moulins du Rhin, les propos gais d'une foulede jeunes beautes qui se promenoient sur le pont,tout cela fit sur moi une Impression que je ne puisdecrire.
M A Y E N C E.
Tous les peuples sont jaloux de placer le ber-ceau de leur origine dans les siecles les plus recu-les. Delä vient, que des ecrivains plus epris dumerveilleux que de la verite, ont fait remonter Tepo-que de la fondation de cette ville au temps de laruine d'Ilion: d'autres , s'egarant dars le dedale de