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responce de monseigneur et maistre, qui me commande vous escrire 12. Märzque n'ayans ny les electeurs de Saxe et Brandenburg ny le lant-graff donne responce aux lettres du roy, ains remis le tout auxambassadeurs qu'ilz envoyent en France, et ayant d'abondant mondict seigneur receu commandement de S- M. Imp. d'avoir soigneuxesgard aux levees du roy et de monsieur de Guise (qui y est ex-pressement nomme), il penseroit faire quelque breche ä la corre-spondance qui est entre les seigneurs electeurs de avancer sa res-ponce, laquelle cependant ne pourra qu'estre agreable au roy et ätous amateurs du bien et repos de la France; vous priant de telle-ment adoucir toutes choses apres du roy et de son conseil quemon dict seigneur n'en entre en opinion mauvaise ou que l'oninterpretast sa facon ä desdain. De cela vous puis-je asseurer qu'ilfavorize en ce qu'il peult ce qui luy semble au bien, conservationet repos de la couronne et royaulme de France.
Nostre ambassade estoit comme preste, l'instruction faicte en-voyee par tout pour estre scelee et signee. La mort de l'ölecteurde Saxe apporte un nouveau retardement, de sorte qu'il y auraplus de longueur. Cela vous diray-je en verite" qu'ä ce que je -peus juger, l'on ne vise par-decä qu'au bien et repos de la Franceet qu'on seroit marri d'y voir des extremitez pSrilleuses tant auveinceur qu'au veincu. J'entende que serez bien-tost par-decä, com-bien que soyez rappelle en cour. J'espere qui aurons commoditede nous voir ä vostre retour. Tenez-moy tousjours en voz bonnesgräces et m'employez hardiment en ce que je vous pourrai servirauf gutt alt teuscb. Et sera l'endroit, oü apres vous avoir baiseles mains je prie dieu, monsieur, vous donner en parfaicte santeheurense vie et longue.
A Nestenfels [!j, ce 12 de mars 86. ä Tantique.
Vostre obe"issant serviteur P. Beutterich."
[Beiliegend:]
„Translat du memoire enclos dan la lettre de Beutrich.
Monsieur! Je ne veulx fallir de vous dire en confiance, com-bien qu'ung des princes de l'empire sera ambassadeur vers le roy,neantmoins l'on me presse d'en estre aussi, cbose que jevouspuisasseurer sur le salut de mon äme me tourner ä beaucoup defascherie. Car je scay que ma personne est odieuse en France,et crains mesme qu'elle pourroit estre desagreable au roy. Je voussupplie pour l'honneur de dieu de faire une dep^che ä. mon maistreou ä moy et me donner quelque suget ou commission pour de-meurer par-decä. Vous ne scauriez au monde me faire ung plusgrand plaisir ny faveur." Aydez-moy ce coup icy, et je vous ser-