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Le duc de Saxe s'est trouve fort mal aux eaues, et a eu Julil'empereur grand doubte de sa vye, craignant fort que son filz ncsoit de teile humeur et auctorite que le pere pour s'en servir,tenant le pere en bride par trois moiens: par la prison de JeanFederict, par le benefice de l'empereur Charles V s qui leur a pro-cura ceste grandeur qu'ilz ont, et par une' conivence au traicte-ment qu'ilz faict ä sa noblesse et subjectz.
Le dict s 1 ' duc Casimir a parle de la negotiation de mons r deSegur, est [!j a este resolu par le duc de Saxe de fere convoquer,comme il a faict, une assemble des plus pacifiques theologiensd'entre les syens et ceux de marquis de Brandebourg pour adviserung moient le plus doux pour acorder amiablement le differand dela rcligion, et cepeudant fere cesser toutes animosites, condanrnatious, injures et cscriptz diffamatoire de part et d'aultre. Et nese contentant encores de la resolution des dictz theologiens il aaussy delibere d'assembler apres le plus sages et moderes de leurconseil pour adjouster ä la moderation des dictz theologiens unedoucenr politique plus grande; dont on espere (en atendant qu'il .plaise ä diou disposer l'acörd du dict differand) ung amortisse-ment des animosites et procedures violantes qu'ilz fönt contrenous.
Le dict s r duc a aussy faict esvanouir l'opinion qu'on avoictfaict concepvoir ä son beau-pere et aultres princes, que le roy deNavarre alloit ä la messe, leur romontrant ce que je luy en avoisrapporte tout fraichement au contrere, et leur ä faict tres-biengouter, de quelle importance il est au repos de la chrestiented'aymer, appuyer et conserver le dict s r roy de Navarre, veu lesoccasious qui se prösentent depuis la mort de S. Alt.
11 s'est aussy plaint ä son beau-pere du tort qui est faict auxprinces en faisant guetter partout le dict s r de Segur et escrip-vant aux princes pour le fere arrester, leur estant libre.de com-muniquer par embassadeurs avec tous princes estrangers; dont leduc de Saxe a este aussy fort mal content, se plaignant que l'em-pereur luy en avoict escript comme ä son bourreau et ä son ser-gent, et disaut que nonostant cela le dict s r de Segur pouvoit con-tinuer d'aller et venir seurement; comme aussy ä la verite despuiscela les princes se sont efforce de le fere conduyre seurement parleurs terres, encores que l'empereur eust pour pretexte que sa ne-gotiation tendoit ä troubler l'empire, dont le contrere est assescongneu aux princes, qui seaveut que ce n'est pas troubler l'em-pire que d'en conserver les droietz et assoupir les divisions quien peuvent au contrere troubler la paix. 6 )