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La Mort au Gentilhomme.
ourquoi tant hefiter, quand la Mort vous y fomme?Quoi, Marquis, refufer de fubir le trepas!Seriez-vous, par hazard, moins mortel qu'un autre homme?
Non, non; c'eft une erreur: Ne vous y trompez pas.Sachez qu'un Gentilhomme, ainfi que le Vulgaire,Doit, par le meme fort, quitter cet Univers;Avoir un meme ciel, ou les memes enfers:Etre mis dans la meme terre;Et ronge par les memes vers.
Bjponfe du Gentilhomme a la Mort.
JLl m^eft bien douloureux, a moi qui, dans la vie,Savourai la douceur d'un fort digne d'envie,De me voir par la Mort prive de ce bonheur;Et jette tout-a-coup , du haut de la grandeur,
Dans une baffe ignominie.Ah! que ne puis-je au moins de me> biens pre'cieuxAcheter ces trefors, ces grandeurs eternelles,Que les pauvres d'efprit, les humbles, les fidelesPoffederont un jour aux\cieux!