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presenter; il falloit un Rubens pour en ten-ter l'exe'cution, et pour y reussir. Elle n'offred'abord qu'un- cahos affreux d'objets qiü föntFremir la nat.ure. II y regne une telLe agita-tion, un tel bouleversement; on y voit souffrirdes tounnens sicruels, si multiplie's, quel'oeilepouvant.e ne sait ou s'arreter : cependant quelleadmirable composition ! quelle force ! quelleexpression! quelle abondance d'idees, et quellesubliniite de genie! Cependant encore, quelsavoir! quelle magie de l'art dans la tourlie,dans le colorls, dans le clair - obscur! Enfinquelle harnionie, et quel accord dans l'execu-tion d'un sujet aussi horrible et aussi compli-que! Saint Michel et les Anges vengeurs dupeche, desceiident avec rapidile du milieu d'uneiumiere eclatante; ils foudroyent et pre'cipilentles reprouves; ceux- ci tonibent par colonnesentieres les uns sur les autres, et tout en tom-bant sont deja tounnentes par les deinons , quiles enlrainent dans l'abyme. Des millions deces malheureuxse trouvent deja pre'cipiles dansles feux eternels; leur supplice est encore aug-mente p^r des tounnens de toute espece queleur fönt souffrir les demons. Le feu se faitvoir ici d'une maniere terrible, et sous touteSles nuances , tantdt rouge, tant6t bleu, tantötjaune: d'un cöte il s'eleve en flammes et entourbillons, de l'autre il coule en liquide bril-lant ; et par - tout il cherche ä devorer les corpsdes malheureux qui nedoivent jamais etrecon-sumes. II n'est pas possible de detailler ceprodige de peinture oü l'Artiste a mis toute lascience, toute l'energie, et tout le poetique deson art: il a rassemble toutes les qualke's quidistinguent son rare pinceau.