62
SERRES CHAUDES
J’entends des voix en mon sommeilSi nonchalamment apparues !
Et des lys s’ouvrent en des ruesSans étoiles et sans soleil.
Et ces élans si lents encoreEt ces désirs que je voulais,Sont des pauvres en un palais,Et des cierges las en l’aurore.
J’attends la lune dans mes yeuxOuverts au seuil des nuits sans trêves,Afin qu’elle étanche mes rêvesAvec ses linges lents et bleus.