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Nouvelles inédites
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44 ŒUVRES POSTHUMES DE STENDHAL.

— Parfaitement, général; je me trouvais, par hasard,dans l’allée de la maison du jeune homme. Madame deChasteller lui a remis trois mille francs en or et un souve-nir garni de diamants, à elle donné par la duchesse d’An-goulême, et que le jeune homme est allé mettre en gage àStrasbourg. J’ai sur moi la lettre du commissionnaire deStrasbourg.

— Assez de ce détail, dit le comte au capitaine qui déjàétalait un gros portefeuille.

— Il y a aussi, reprit le général Thérance, les maisons dePuylaurens, de Serpierre et de Marcilly, où monseigneurl’êvéque est reçu comme un général en chef, et du diablesi jamais un seul d'entre nous y met le nez. Savez-vousoù M. le préfet passe ses soirées? Chez une épicière, ma-dame Berchu, et le salon est dans l’arrière-boutique.Voilà ce qu’il n’écrit pas au ministre. Moi, j’ai plus de di-gnité, je ne parais nulle part et vais me coucher à huitheures.

— Que font vos officiers le soir?

— Le café et les demoiselles, pas la moindre bourgeoise ;nous vivons ici comme des réprouvés. Ces diables de marisbourgeois font la police les uns pour les autres, et cela sousprétexte de libéralisme; il n’y a d’heureux que les artil-leurs et les officiers du génie.

— A propos, comment pensent-ils ici?

— De fichus républicains, des idéologues, quoi! Le capi-taine pourra vous dire qu’ils sont abonnés au National, auCharivari, à tous les mauvais journaux, et qu'ils se moquentouvertement de mes ordres du jour sur les feuilles publi-ques. Ils les font venir sous le nom d’un bourgeois de Dar-