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Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
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196
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LE DEUIL DES PRIMEVÈRES

IÇ)6

qui fait qu’en enlaçant on sourit et se tait ;

qu’elle devienne forte et sur mon âme veille

comme sur le sommeil d’une fleur une abeille ;

et que le jour où je mourrai elle me ferme

les yeux, et ne me donne point d’autre prière

que de s’agenouiller, les doigts joints sur ma couche,

avec ce gonflement de douleur qui étouffe.