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Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
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LE DEUIL DES PRIMEVERES

Regardait-il curieusement les entresols les commis écrivent des livres de comptes?Eut-il envie de pleurer en resongeantà son cher perroquet, à son lourd parasolqui labritait dans lîle attristée et clémente?

« O Eternel ! soyez béni », sécriait-ildevant les coffres peinturlurés de tulipes.

Mais son cœur attristé par la joie du retourregrettait son chevreau qui, aux vignes de lîle,était resté tout seul et, peut-être, était mort.

Et jai pensé à ça devant les gros commerces lon songe à des Juifs qui touchent des balances,avec des doigts osseux noués de bagues vertes.

Vois ! Amsterdam sendort sous les cils de la neigedans un parfum de brume et de charbon amer.

Hier soir les globes blancs des bouges allumés,d lon entend lappel sifflé des femmes lourdes,