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LE DEUIL DES PRIMEVERES
Ah! Si l’âme de mes roses blanches dejuin
souffle à tes lèvres de rose-Bengale :lave ton corps, ô trembleuse,mets tes sandaleset viens.
Quitte le monde amer et viens dans la cellulede mes recueillements,
d’où l’on entend courir l’eau vive sous les menthesque le soleil blanc consume.
Pour toi, j’ai préparé la fraîcheur verte de mes rêvesoù dorment des brebis.
Pour toi, j’ai un collier de cailloux blancs des grèveslavés à l’eau des puits.
Si tu arrives lasse, je m’agenouilleraiet délierai tes sandales.
Tu n'auras qu’à laisser tomber sur mon épauleta tête, et je te porterai.