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1 (1724)
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XV
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The P R E F A C K.

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fente, & pour ce qu’eftant la Chapelle un peu obfoure, je ne pouvoisconnoiftre ce qui eftoit dans la dite bouëtte, encore que je vide qu ellefull de couleur d’or, neantmoins je ne voulus jamais y toucher, com-bien qu’il fili aulii ce qu’il pouvoir a me convier & folliciter pour ymettre la main. Car comme j’ay entendu depuis, tout ce que defiroitl’ambafïàdeur du Roy Philippes eftoit de me faire tomber en paroles, er-reur qu’il fift quand le Duc de Parme luy envoya l’Ordre de l’Empe-reur en l’Eglilè de Sanéto Stephano en cette ville, d’autant qu’il le re-ceut entre les mains, ôc le garda quelque efpace de temps, ne redon-dant cependant autre choie, linon que l’on attendili: fon Secretaire*comme s’il etili: elle Ion oracle-, toutes fois en l’attendant, ceux quiavoient prelènte ledit Ordre, s’ablènterent ; & connoiffant apres la fautequ’il avoit faite de le prendre, cria apres eux, qu’ils le reprilïènt, maisils n’y voulurent entendre j ôc pour ce, il fuit contraint de le laiflèren ladite Eglilè. Sire, voyant celuy qui tenoit ladite bouëtte, que jene failois nul fèmblant d’y toucher, m’a dit que le Duc de Parme lavoirconftitué fon Procureur pour rendre ôc remettre entre mes mains,comme reprelcntant en ce lieu voli re Perfonne, le Collier de l’Ordre,que volire Majefté luy avoit donné ; me priant de la part luy fairece bon office envers icelle, de luy faire entendre qu’il n’oub-lieroit jamais les benefices qu’il en avoit receus, ôc que ce qu’ilfaifoit a prelent elloit, sforlato del foo giuramento, ôc difmt celaa mis ladite bouëtte for le banc ou j’avois ouy la Mefîè. A quoy,Sire, je luy ay refpondu que ce n’iloit point à moy, a qu’il le de-voit addreffer, ôc que je n’avois nulle commiffion ny puiflànce devôtre Majelfé de l’accepter ; par ainfi qu’il cherchât ailleurs â qui Jebailler, car je ne l’acceptois point. Et quant â ce qu’il m’avoit ad-joute de la volonté & intention dudit Duc de Parme , je luy dîs, queje ne voulois rien refpondre a cela, veu que fes actions efloient mani-feflement connues par tout le monde : & en difânt ce propos, com-bien que la Meflè ne fuit achevée, je tournay vifage vers la porte pourm’en aller Ôc fortir de ladite Chapelle avant luy, laiffimt l’Ordre ou ill’avoit mis, fans que j’y aye jamais touché. Et en paffimt par l’Eg-life, je fus aduerty, qu’il y avoit un Notaire avec luy, auquel fans queje l’euffie ouy, il avoit demandé Afte de cette prefêntation ÿ qui futcaufo qu’eftant hors d’icelle, je m’enquis ou efloit ledit Notaire ; ôcme le montrant quelqu’un des miens comme il s’enfuyoit, je luy com-manday de le me ramener, afin de luy demander afte de ma réponfè,auquel! s’il efloit Notaire Vénitien, A quoy il me répondit qu’il eftoitOfficier & Sujeét dudit Duc de Parme , ôc venu exprès en cette villepour faire cét Afte. Je luy repliquay qui l’avoit fait fi hardi eftant fo-reftier d’executer un Afte public en la perfonne d’un Ambaftàdeur fanspermiffion de ces Seigneurs. A quoy il me répondit qu’il en avoit li-cence, ôc mefmes de ceux qui en avoient l’authorité -, ôc voulant fça-voir de quelle part, ôc fi c’eftoit par l’intelligence defdits Seigneurs, ounon, je le preflay de me la monftrer, eftant choie très neceflaire qu’il medevoir faire apparoir s’il eftoit perfonne legitime ôc duëment fondée d’au-thorité & puiffiance requifo, avant que luy faire entendre ma réponfe,

cc eftant