s
540 A D O t P H I,
«voit befoin d’argent, luy envoya centmille écus,à condition qu’il luy don-neroit fecours contre le Roy de Ftan«ce -, ce qu’il luy promit. Ce traité luyattira le mépris des Princes de fonEmpire, qui ne pouvoient fouffrir queleur Empereur fuft en quelque façonà la folde d’un Roy , qui luy eftoitbeauccup inferieur en dignité. D’unautre cofté le Roy de France fçaehantfon intelligence avec le Roy d’Angle-} terre, fit conduire de grandes troupesen Allemagne pour fecourir AlbertDuc d’Auftriche , qui luy faifoit laguerre. De plus les Eleéteurs eftantdevenus fes ennemis , à caufe qu’il neleur avoir pas fait part de la fomme,qu’il avait reccuë d’Edouard , le dé-mirent de l’Empire, du confentemencmefme de l’Archevefque de Mayence,qui-l’avoit fait nommer, & élurent enla place Albert fon plus grand enne-my. Pour appuyer leur mauvais pro-cédé , ils alléguaient qu’Adolphe s’é-tant fournis au Roy d’Angleterre, n’é-toit plus digne de commander ; ilsl’accufoient suffi d’avoir fait tuëntmPreftre comme il difoit U Meflc „ ÿa-