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510 Richard et Alphonse^lupréme dignité. Ic diray donc queJes Electeurs ne s’eftant pu accorder,donnèrent leurs fufFrages à deux Prin-ces ; ce qui fe fit en cette forte: l’Ar-chevefque de Mayence, & celuy de Co-logne, avec le Comte Palatin,donne- t;rent leur voix à Richard, frété du Royd’Angleterre-,& i’Archevefqae deTre- „ co;ives,le Duc de Saxe, & le Marquis de Q.( tBandebourg , ne voulant pas approu- I[([ver cette élection,élurent Aiphonfe.Ce- ‘ ‘‘ •pendant le Roy de Bohême qui preten-doit à l’Empire, n’ayant pas vouludônerfa voix , les deux partis demeurèrentégaux: ce qui fit conclure par le Pape,qu’ils feroient tous deux couronnezRois des Romains. Les Electeurs con-fenrant à cette ordonnance , leur en-voyèrent des AmbaiTadeurs , pour lesavertir de leur élection , & pour lesprier de venir recevoir la couronne del’Empire. Richard eftant venu , futcouronné à Aix la Chapelle par ceuxqui l’avoient élu. Alphonfe n’ayantpas pu venir,s’en excufa,fur les mou-vemens qui s’eftoient depuis peu éle-vez dans ion Royaume ,fur ce que fésenfans eftant encore jeunes , ne pou*
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