2,48 Andronïc
l’un luyjettadelabouë furla face,l’au-tre luy reprochoit fes cruelles avions.Ce fuc aulli en cette place , où lesvns luy ruoient des pierres, Sa les autresluy donooient des foufïlets. Enfinc’eftoit grande pitié de voir fa barbeblanche toute falie de bouc, fon vifa-ge couvert de crachats,fon corps per-cé de coups d’épées , Sa de l’entendredire d’vne voix abbatuë & tremblan-te à ceux qui le traitoient ainfi^ Pour-quoy ne cejfez. vont pat de briftr le rofea»cjM efl défia cajfé ? Mais bien loin deleur faire compaflion , ils luy defehi-rent fa chemife, §c vn des plus animezlu y donna plufieurs coups fur les par-ties honteufes -, vn autre luy fourra vneftoc par la bouche iufqucs dans lesboyaux , 5c vn Sicilien ayant tiré fonépée , luy en perça les fefles. Enfin ,ayant enduré tous ces tourmens fansfe plaindre , comme s’il euft reconnuqu’il les avoit mcrit.cz , il dit en le-vant les yeux au Ciel, O Seigneur, ayez,pitié de moy. En fuite il prit de foni'ang dans fa main, Sa l’ayant fucçé,ilrendit l’efprit, aptes avoir gouverné
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