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& extrêmement volage. Ayant pris etimauuaife part l’entreprife que l’Empe-reur d’Occidenc Conrad fit d’aller fe-courir Baudouin , Roy de lerufalem , 6cfçachant que Ton armée deuoit palierpar Tes terres , il refolut de la perdre.Pour cét effet il mit la diffimulationen vfage, receuant Conrad en vérita-ble ami, & luy promettant de fournitfon armée de vivres & d’autres muni-tions necelfaircs. Enfuitc il luy donnaune légion de foldars pour le conduireen Ierulalem, qui s’cftant mife à four-rager le bagage des Allemans, en futnaaltraitée ; ce qui fit que pour s’en ven-ger, & pour fuiure l’ordre de Manuel,elle conduifit Conrad dans vn païs fâ-cheux , où elle l’abandonna auec fonarmée , qui cftant fort affoiblie de ladifette qu’elle auoit foufferte, fut tail-lée en pièces par les Perfes , qui l’afïàil-lirent dans cette extrémité. Plaideursécrivent auffi que dans le pain de mu-nition, que Manuel fournilloit aux fol-dats de Conrad, il y auoit moitié plâ-tre ce qui caufa vne grande maladie,dont pluficurs moururent mifcrable-ment. Roger Roy de Sicile, ayant ap-
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