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qui fe trouveraient dans la ville capa-■ blés de porter les armes , 8c qu'aprésavoir lailïe aller les femmes & les en-fans, on mift la ville au pillage : maisles femmes ne pouvant fe refoudre àlailfer leurs maris à la mercy du vain-queur, s’aviferent d’vne rufe,qui leurreiiflït. Car ayant demandé a Con-rad la permiffion d’emporter avec ellesce qu’elles voudraient , il la leur ac-corda , croyant qu’elles fe chargeraientde leurs richefîes ôcaiuftemens: ( ordi-naire amitié des Dames ) mais elleslaidant toutes ces chofes , chargèrentfur leur dos leurs maris , & prirententre leurs bras leurs enfans, 8c fortirent ainfi de la villefardeau qui leur eftoit fi cherl’amour les empêcha d’en fentir la pefanteur. Conrad rauy de ce beau trait,bien loin de fuivre le cotifeil de fonfrere Fridetic, qui penfanr que ce fufltune fraude , difoit que l’on ne la de-voir point foufFrir, remit les habitansde cette ville dans la polleffion de leursbiens, après les avoir rcgalez d’vn fu-perbe fdiin , fçaehant qu’ris en avoieac11. Partie. K
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