181 T S A A C C OMNI NE,qu’il ne voulue plus habitée avec fafemme , apres en avoir eu un enfant,quoy que fes Médecins le luy ordon-nalTent pour rcmede à une indifpofi-tion dont il eftoit incommodé. Apre*qu’il eut bien amafte des thtcfocs auxdépens de fon peuple, & qu’il vit qu’iln’en avoir pas la fatisfa&ion qu’il s’eneftoit promife, fa confidence le bourrclade telle forte, qu’il en devint fi réveut& ft morne , que tout luy dcplaifoit.Pour diflïper cet cnnuy , s’eftant misun iour à chafler un fangiier mon-ftrueux,( qui en effet n’eftoit qu’un fan-tofme ) il le pourfuivit fort ardem-ment , iufqu’à ce qu’eftant arrivé aubord delà mer, ce Sanglier difparnt,&en mefmc temps il tonna un fi furieuxcoup , que ce Prince tout effrayé tom-ba de fon cheval -, ce qui luy caufa unmal de cofté, donc il fut fort incom-modé pendant le refte de fa vie. Tou-tes ces chofes eftant arrivées en bienpeu de temps , il crut que c’eftoientautant d’avertiffemens , que le Ciel luydonnoit j c’cft pourquoy avifant en fagePrince, qui fçait profiter des bons mou-
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